Source : Google Public Policy Blog
Il y a récemment eu quelques débats dans la presse au sujet de l'impact de notre accord publicitaire avec Yahoo! et le prix des annonces, nous tenons donc à clarifier certaines confusions.
Certaines de ses confusions sont apparemment basées, en partie, sur un rapport émis par SearchIgnite qui a conclu, entre autres, que le prix des emplacements publicitaires et des mots-clés sur Yahoo! pourrait fortement augmenter, de l'ordre de 22%.
Après avoir longuement étudié le rapport, il me semble que plusieurs conclusions ont été établies de manières quelques peu hâtive, et sont basées sur une méthodologie pour le moins discutable. Le document avance que les annonceurs profiteront d'une performance équivalente, mais pour un prix supérieur. De notre côté, nous pensons que les annonceurs bénéficieront d'une bien meilleure performance à des prix qui reflèteront cette performance.
Penchons-nous sur quelques-uns problèmes soulevés par le rapport de SearchIgnite.
Tout d'abord, et c'est le plus important, le rapport oublie de mentionner que le prix des annonces n'est pas fixé par Yahoo! ou Google!, mais par les annonceurs eux-mêmes, via un système d'enchères. Puisque les annonceurs fixent les prix, ce prix reflète à terme la valeur de l'annonceur. Ce procédé reste entièrement inchangé suite à cet accord.
Deuxièmement, le rapport dénonce que pour un mot-clé donné, Yahoo! pourra voir quelles annonces sont les plus lucratives -- Celles de Yahoo! ou de Google -- et aura alors la possibilité de choisir quelles annonces afficher. En réalité, selon les termes de notre partenariat, Yahoo! ne pourra pas accéder aux prix en vigueur sur les annonces de Google, tout comme Google ne pourra pas accéder aux prix de Yahoo!.
Troisièmement, le rapport prétend que Yahoo! affichera autant de publicités Google que possible sur ses résultats de recherche. Cela contredit complètement le communiqué de Yahoo! disant qu'ils afficheront des annonces Google dans les cas où ils n'ont pas de publicités pertinentes. Yahoo!, pour des raisons économiques, souhaite continuer à afficher leurs propres annonces dès que possible, puisqu'ils gardent l'intégralité des revenus générés par celles-ci, alors qu'ils ne perçoivent qu'une partie des revenus générés par les annonces Google.
Quatrièmement, le rapport a soulevé des inquiétudes qui n'ont pas lieu d'être concernant le coût par clic (CPC), au lieu de mettre en avant la mesure la plus importante pour les annonceurs -- le retour sur investissement. Le succès du programme publicitaire de Google est en partie du à la pertinence de nos annonces face aux requêtes des internautes, qui sont par conséquent plus susceptibles de cliquer sur une publicité et d'acheter le produit de l'annonceur. Nous sommes arrivés à la conclusion que les annonceurs sont généralement prêts à payer plus cher le coût par clic du moment que ces clics génèrent plus de ventes. Nous pensons que notre accord avec Yahoo! fournira des annonces plus pertinentes aux utilisateurs de Yahoo! -- ce qui est positifs autant pour les annonceurs que pour les utilisateurs.
Enfin, le rapport souffre d'une méthodologie plus que douteuse. D'une part, l'étude omet de prendre en compte le fait que Yahoo! affiche beaucoup plus de publicités sur une page que Google. Étant donné que les deux moteurs de recherche ont tendance à afficher les annonces ayant un fort coût par clic, afficher davantage de publicités équivaut automatiquement à réduire le coût par clic moyen. De plus, les termes cités par le rapports restent assez vagues. Ses auteurs parlent de mots-clés "de tête" et "de queue", mais ne définissent jamais ce qu'ils signifient.
Comme nous l'avons déjà dit, Google ne fixe pas les prix -- ce sont les annonceurs. Les prix doivent refléter la valeur d'une annonce aux yeux de l'annonceur, et cela continuera à être le cas après l'application de notre partenariat avec Yahoo!
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Il y a 13 ans
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